Bouddhisme - Attitude mental - Tolérance




Au IIIe siècle avant J.-C., le grand empereur bouddhiste de l'Inde, Asoka, suivant le noble exemple de tolérance du Bouddha, honora et soutint toutes les autres religions de son vaste empire. Dans un de ses édits gravés dans le roc, dont l'inscription originale est encore lisible aujourd'hui, l'empereur déclarait :


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« On ne devrait pas honorer seulement sa propre religion et condamner les religions des autres, mais on devrait honorer les religions des autres pour cette raison-ci ou pour cette raison-là. En agissant ainsi on aide à grandir sa propre religion et on rend aussi service à celles des autres. En agissant autrement, on creuse la tombe de sa propre religion et on fait aussi du mal aux religions des autres.

Quiconque honore sa propre religion et condamne les religions des autres, le fait bien entendu par dévotion à sa propre religion, en pensant "je glorifierai ma propre religion". Mais, au contraire, en agissant ainsi, il nuit gravement à sa propre religion. Ainsi la concorde est bonne : que tous écoutent et veuillent bien écouter les doctrines des autres religions.
»


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Cet esprit de tolérance et de compréhension a été, depuis le début, un des idéaux les plus chers de la culture et de la civilisation bouddhistes. C'est pourquoi on ne rencontre pas un seul exemple de persécution, ni une goutte de sang versée dans la conversion des gens au bouddhisme, ni dans sa propagation au cours d'une histoire longue de deux mille cinq cents ans. Il s'est répandu sur tout le continent asiatique et il compte, aujourd'hui, plus de cinq cents millions d'adeptes.
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# Posté le vendredi 19 septembre 2008 12:43

Littérature & chrétienté - texte d'auteur inconnu




« La vie est l'apprentissage du renoncement progressif, de la réduction continuelle de nos prétentions, de nos espérances, de nos possessions, de nos forces, de notre liberté. Le cercle se rétrécit de plus en plus ; on voulait tout apprendre, tout voir, tout atteindre, tout conquérir, et dans toutes les directions on arrive à sa limite : Non Plus ultra. Fortune, gloire, puissance, santé, bonheur, longue vie, joie [...] les biens qu'ont possédés d'autres hommes, semblent d'abord promis et accessibles, et puis il faut souffler sur ce rêve, diminuer successivement son personnage, se faire petit, humble, se sentir borné, faible, dépendant, ignorant, chétif, pauvre, dépouillé ; et s'en remettre à Dieu de tout, car on n'avait droit à rien, et l'on est mauvais. C'est dans ce néant qu'on retrouve quelque vie, parce que l'étincelle divine est là tout au fond. On se résigne. Et dans l'amour croyant, on reconquiert la vraie grandeur. »



« Pour les choses capitales de la vie nous sommes toujours seuls, et notre véritable histoire n'est à peu prés jamais déchiffrée par les autres. La meilleur partie de ce drame est un monologue ou plutôt un débat intime entre Dieu, notre concience et nous. [...] Le plus précieux de nous-mêmes ne se montre jamais, ne trouve pas une issue même quand nous en voulons parler, même quand nous l'écrivons. Le plus précieux de nous-mêmes ne se montre jamais, ne trouve pas une issue même dans l'intimité, n'arrive certainement qu'en partie à notre conscience, n'entre guère en action que dans la prière et n'est peut-être recueilli que de Dieu, car notre passé nous devient perpétuellement étranger.[...] Dieu veut etre vaincu en quelque sorte, parce qu'il veut
la dignité de sa créature, son courage et son perfectionnement.»





# Posté le jeudi 18 septembre 2008 10:45

Modifié le vendredi 19 septembre 2008 12:24

Philosophie - Berkeley - Les idées et la matière

Philosophie - Berkeley - Les idées et la matière
L'évêque George Berkeley (1685 - 1753) était un philosophe irlandais



Berkeley définit les idées de manière semblable à Locke : « tout ce qui est donné immédiatement par les sens ou par l'entendement. » Et il reprend également la thèse de Locke suivant laquelle les idées des sens et les idées de la réflexion sont distinguées :

« Il est visible à quiconque porte sa vue sur les objets de la connaissance humaine, qu'ils sont ou des idées véritablement imprimées sur les sens, ou des idées perçues quand l'attention s'applique aux passions et aux opérations de l'esprit, ou enfin des idées formées à l'aide de la mémoire et de l'imagination, en composant et divisant, ou ne faisant simplement que représenter celles qui ont été perçues originellement suivant les manières qu'on vient de dire. »


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Berkeley en déduit alors ce qui sera le principe de sa philosophie : les idées n'existent pas en dehors d'un esprit qui les perçoit. C'est là une vérité intuitive : quand je dis qu'un objet existe, je dis que je le sens, que je le vois, ou qu'il est perçu par un autre esprit. Mais quant à concevoir une existence absolue, c'est impossible ; l'esse de l'objet consiste dans son percipi. « Esse est percipi » (être, c'est être perçu). Nous ne parlons donc des choses qu'autant qu'elles ont du rapport à notre esprit :

« [...] considérons les qualités sensibles que sont la couleur, la forme, le mouvement, l'odeur, le goût, etc, c'est-à-dire les idées perçues par les sens. Il est manifestement contradictoire qu'une idée puisse exister dans une chose non-percevante; car c'est tout un que d'avoir une idée ou de la percevoir. Par conséquent, pour exister, une couleur, une forme, etc. doit être perçue. Il suit de là clairement qu'il ne peut y avoir de substance ou de substrat non pensant de ces idées. »


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Il n'y a donc pas de matière : quand on dit que la matière existe en dehors de soi, on commet un abus de langage. Nous ne percevons que des idées, et nous ne pouvons rien concevoir hormis elles. À quoi, dès lors, la matière pourrait-elle ressembler ? Il suit donc de là que les qualités premières, tenues pour objectives par Descartes et Locke, ne le sont en réalité pas plus que les qualités secondes.

Nous ne pouvons donc par aucun moyen affirmer l'existence du monde extérieur. Le monde extérieur n'est cependant pas illusoire : son existence, en tant que phénomène est réel, mais il n'a pas de substance, en ce sens qu'il n'existe pas en soi.


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Berkeley se rapproche en cela d'un passage du Discours de la méthode où René Descartes envisage lui aussi que le monde réel pourrait ne pas exister et ne constituer que des impressions envoyées par quelque esprit trompeur.

Il soutenait que nous ne connaissons que nos propres idées, que les corps extérieurs n'existent pas, et que c'est par une illusion mensongère que nous leur accordons de la réalité : c'est dans les Principes de la connaissance humaine et dans les Trois dialogues entre Hylas (le matérialiste) et Philonous (le spiritualiste) qu'il a exposé ce système d'idéalisme.





# Posté le jeudi 18 septembre 2008 10:31

Modifié le vendredi 19 septembre 2008 11:36

Om

Om
Om ou aum est une syllabe sanskrite que l'on retrouve dans plusieurs religions : l'hindouisme, le bouddhisme, le jaïnisme, le sikhisme, et le brahmanisme. On la nomme aussi udgitha ou pranava mantramantra primordial », le mot prana signifiant également « vibration vitale »).

Cette syllabe est considérée comme le son originel, primordial, à partir duquel l'Univers se serait structuré.


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Om provient de la fusion des lettres du sanskrit A, U et M.

A représente le commencement, la naissance, et le dieu créateur Brahma
U représente la continuation, la vie, et le dieu Vishnu...............................
M représente la fin, la mort, et le dieu destructeur Shiva..........................



La syllabe représente donc la totalité de ce qui existe, ainsi que la trinité hindoue.
La prononciation du om est parfois décrite ainsi : a émerge du fond de la gorge, vers le palais, u roule sur la langue et m termine sur les lèvres. Cette syllable serait la somme et la substance de tous les mots qui puissent émaner de la gorge de l'homme.



A symbolise l'éveil, u, le rêve, m, le sommeil.



Aum Iti Ek Akshara Brahman : Aum, cette unique syllabe est le Brahman.
La quasi-totalité des mantras bouddistes commencent par Om, à tel point qu'il est devenu un symbole du bouddhisme.


# Posté le lundi 04 août 2008 14:13

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 10:30

Krishnamurti (1895 - 1986)

Krishnamurti (1895 - 1986)
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Krishnamurti
1895, Madanapalle (Madras) - Ojai (Californie), 1986
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« La chose importante n'est pas ce qui arrive après la mort, mais la libération de la consicence, qui est immortalité. »
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Un spiritualisme a-religieux pour notre temps ?
Selon Krishnamurti, l'homme ne peut trouver qu'en lui-même la Vérité absolue et non-conditionnée, qui est la Vie éternelle.
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Appartenant à une famille de brahmanes pauvres de l'Inde du Sud, Jiddu Krishnamurti perdit très tôt sa mère et fut adopté â treize ans, ainsi que son frère Nityananda (mort en 1925), par Annie Besant, présidente de la Société théosophique, qui voyait en lui le futur « Instructeur du monde », réincarnation des grands maîtres spirituels du passé. A seize ans, Krishnamurti dirigeait l'ordre international de l'« Étoile d'Orient », fondé par Annie Besant, qui envoya son protégé compléter ses études à Oxford et à Paris. Mais bientôt le jeune homme refusa le rôle messianique que l'on voulait lui faire jouer et déclara qu'ayant atteint par lui-même la « libération », il était devenu « l'incarnation de la Vérité ». Ayant dissous l'ordre de l'Étoile en 1929, Krishnamurti en arriva à rompre avec la Société. Désormais, résidant à Ojai en Californie, il parcourut le monde en prononçant des cycles de conférences, suivis par des milliers d'auditeurs. Chaque année, il se rendait à Brockwood Park (Angleterre), à Saanen, près de Gstaad (Suisse), et à Madras en Inde. Il présidait en outre quatre « fondations » en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Inde, qui ont leurs propres écoles.
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L'enseignement

Krishnamurti a constamment refusé le rôle de guru ou de maître spirituel. Il rejette systématiquement toute religion, car celle-ci ne peut constituer qu'un refuge et finalement un obstacle à la recherche personnelle de la vérité. Partant de la constatation que, quels que soient ses progrès matériels, l'humanité n'en est pas moins restée violente et barbare, divisée contre elle-même et devenue capable de se détruire, Krishnamurti considère que la situation ne pourra changer que par l'évolution de chaque individu. En conséquence, il demande à ses auditeurs de prendre leurs propres responsabilités et les renvoie à euxmêmes, en adoptant l'attitude d'un chercheur partant du « non-savoir » et se mettant en quête avec eux, afin de leur permettre de se débarrasser de tout préjugé et d'accéder à l'auto-connaissance.
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# Posté le dimanche 13 juillet 2008 11:19

Modifié le dimanche 12 avril 2009 06:11